Agriculture productiviste : définition !

Agriculture productiviste
10.04 2018
Agriculture productiviste : définition !

L'agriculture productiviste ou intensive suscite des débats. En effet, les agriculteurs sont confrontés aux dilemmes posés par les impacts environnementaux et les besoins de nourrir la planète…

L'agriculture productiviste

Définition
L'agriculture productiviste ou intensive est un système de production agricole qui consiste à concentrer le maximum de moyens afin d'accroître la productivité des cultures sur une surface. Ainsi, elle nécessite l'utilisation d'une quantité importante d'intrants chimiques. En effet, ces produits traitant les cultures contre les mauvaises herbes et les insectes nuisibles. En outre, elle utilise des semences et des engrais pour assurer le rendement agricole.

Type d'agriculture productiviste
La notion d'agriculture productiviste peut avoir divers aspects. Elle peut consister à maximiser le rendement du sol, en misant sur les facteurs humains et les capitaux. C'est ce qui se passe par exemple dans le cas des élevages industriels ou des cultures sous serre. Elle consiste également à remplacer la main d'œuvre par des machines agricoles pour assurer la production sur de grandes surfaces. Ceci concerne la céréaliculture qu'on trouve dans les pays développés.

Avantages de l'agriculture productiviste

Nourrir la terre
Vu l'augmentation de la population mondiale et la raréfaction des terres cultivables, la pratique de l'agriculture intensive se présente comme la solution adéquate pour faire face à la crise alimentaire qu'on connait aujourd'hui. En effet, elle permet de maintenir, voire augmenter la productivité dans les surfaces cultivées aux dépens des forêts tropicales. Ainsi, ce système de production se présente comme la clé pour atteindre les objectifs d'autosuffisance alimentaire des pays en développement.

Rendement important
En outre l'Agriculture productiviste permet aux pays disposant d'une faible surface agricole utile (SAU). En effet, elle assure une augmentation tant de la quantité que de la qualité de la production agricole. Par exemple, le système de riziculture intensive (SRI) permet d'atteindre un rendement de 8 tonnes par hectare au lieu de 2,5 tonnes par hectare. Pourtant, cette technique ne nécessite pas beaucoup d'intrants chimiques qui pourraient nuire à la qualité de la terre et de la nappe phréatique.

Les inconvénients de l'agriculture productiviste

Impacts environnementaux
L'agriculture intensive ne fait pas l'unanimité en raison des conséquences écologiques et sanitaires dues à l'utilisation des intrants chimiques trop agressifs. En effet une partie des pesticides, des herbicides et des engrais chimiques s'infiltrent dans le sous-sol et contaminent la nappe phréatique et l'eau en général. Dans l'air et sur la culture, les produits chimiques tuent des agents pollinisateurs comme l'abeille, ce qui entraîne des pertes considérables pour les apiculteurs par exemple tout en menaçant la biodiversité. Par ses activités arboricultrices en Tunisie, Tarek Bouchamaoui minimise autant que possible les impacts néfastes sur l'environnement.

Impacts sociaux
En outre, l'agriculture productiviste préconise l'utilisation de machines qui sont plus performantes par rapport à l'homme. De ce fait, la mécanisation incite les exploitants à remplacer les travailleurs agricoles par des machines. Ceci a pour conséquence l'augmentation du taux de chômage, ce qui a pour conséquence la croissance des tensions sociales. Pour sa part, en intégrant la population locale dans ses activités agricoles en Tunisie, Tarek Bouchamaoui bénéficie de l'engagement de celle-ci. En outre, cette pratique agricole exige une mobilisation de capitaux importants. Dans cette perspective, elle n'est pas à la portée de tout monde.